Que deviennent nos élus quand ils perdent leur mandat, à la faveur d’une élection, ou d’un remaniement ministériel ? Quand ils ne sont pas « recasés » au sein d’une nouvelle administration ou une ONG au nom du Chef de l’Etat en remerciement de leurs bons services, le passage par la case reconversion devient incontournable.
Côté secteur privé, certains domaines semblent avoir les faveurs de ces retraités de la politique. Comme le Conseil, le Lobbying, les Relations Publiques, l’Édition et l’Enseignement, ou plus récemment les Médias. On ne compte plus les chroniqueurs, animateurs ou influenceurs issus de ces rangs (Roselyne Bachelot, Daniel Cohn Bendit, Marlène Schiappa). Pour les politiques diplômés en Droit, les cabinets juridiques constituent une filière de choix. A l’instar de Jean-Michel Blanquer qui bien que n’ayant jamais passé le concours, est devenu avocat en 2023 au barreau de paris.
Parmi les grands pourvoyeurs d’emplois pour ces politiques en voie de reconversion, les entreprises qui lorgnent sur leurs carnets d’adresses, leurs aptitudes à communiquer et à négocier (précieuses en cas de crise). L’institut de sondage Ipsos a ainsi recruté l’ancienne ministre de la culture Najat Vallaud-Belkacem en 2018. Après un passage chez Cap Gemini à New York, Nathalie Kosciusko-Morizet a rejoint comme associée un fonds d’investissement alliant stratégie numérique et transition écologique.
Peu finalement osent l’aventure entrepreneuriale à l’instar d’Arnaud Montebourg. Après son départ du gouvernement en 2014, l’ancien locataire de Bercy surprend en retournant à l’école pour apprendre le management. Un objectif atteint semble t-il après une formation courte (4 semaines) à l’INSEAD.





















