Pas facile d’envisager l’« après », quand on touche le salaire mensuel d’un Pdg d’entreprise à 25 ou 30 ans. Pourtant, la reconversion professionnelle est une étape incontournable dans le parcours de nos champions.
Les obstacles
D’anciens sportifs (gymnastes, rugbymen, athlètes) évoquent un sentiment de « vide » post carrière, menant parfois à des dépressions ou à l’isolement. En cause : des « retraites » forcées autour de 34 ans en moyenne, d’autant plus mal vécues qu’ils n’ont pas toujours les atouts pour rebondir. 40% des sportifs de haut niveau n’ont pas le baccalauréat, selon une étude du ministère des sports.
Outre l’absence de diplômes, et de réseau professionnel en dehors du milieu sportif, beaucoup souffrent d’un manque de formation, et de préparation.
Reconversions en demi teinte pour Papin
A l’instar de nombreux footballeurs français, Jean-Pierre Papin a connu des difficultés post carrière. Malgré une tentative de reconversion en tant qu’entraîneur, des choix hasardeux (clubs en crise, gestion financière fragile) ont limité sa réussite.
L’ancien Ballon d’Or (1991) a comme tant d’autres sous-estimé les compétences nécessaires au management sportif. Il a également pâti d’un manque de préparation aux réalités économiques.
Benzema, Diaw : des projets entrepreneuriaux précipités
D’autres investissent sans expertise dans des secteurs éloignés de leur domaine, comme la restauration.
‘Arrêts de jeu’ l’ établissement ouvert en banlieue parisienne par le basketteur Boris Diaw avec son coéquipier Ronny Turiaf, a fermé ses portes. Tout comme Les ‘7 Merveilles’, un établissement situé à Lyon, estampillé restaurant de Karim Benzema, avant qu’il ne retire ses billes.





















