Oublié le traducteur pour nos échanges avec les clients allemands. Et aussi l’illustrateur pour peaufiner nos documents, le juriste pour modifier un contrat, le conseiller pour rédiger une lettre de motivation. L’absence de faire part, ne suffit pas à masquer l’incontournable réalité : l’Intelligence artificielle (IA), et plus particulièrement l’IA générative capable d’écrire, de dessiner, de faire des analyses, des synthèses, des contrats, d’interagir avec des internautes ou de produire des vidéos, tuent. Des emplois, des métiers disparaissent par millier, voire millions. Le nombre de victimes augmente vite, mais pour l’instant sans bruit. Certes, de nouveaux besoins émergent mais moins, moins vite que les suppressions de postes entraînées par l’IA. Pour la première fois, l’humanité se trouve face à une technologie qui peut remplacer non pas nos muscles, mais nos capacités cognitives, c’est-à-dire ce qui faisait notre place dans la société depuis des millénaires.
Préparer cette transition n’est pas un luxe — c’est une urgence stratégique. A l’échelle des nations, mais aussi sur le plan individuel.





















