Changer de métier, évoluer dans son travail, retrouver du sens ou simplement y voir plus clair… Le bilan de compétences séduit chaque année des dizaines de milliers de Français.
Pourtant, beaucoup hésitent encore à franchir le pas. Le plus souvent, en raison d’une méconnaissance du dispositif parfois considéré à tord comme futile.
À l’heure où les règles du Compte Personnel de Formation (CPF) pourraient évoluer, avec un arrêt pur et simple du financement du bilan de compétences. Le moment n’a jamais été aussi propice pour en profiter.
Le bilan de compétences, c’est quoi exactement ?
Contrairement à une idée reçue, le bilan de compétences n’est ni un examen, ni un test scolaire. Ni même une évaluation imposée par l’employeur.
Il s’agit en fait d’un accompagnement personnalisé, réalisé avec un professionnel. Il permet notamment de
• faire le point sur son parcours professionnel,
• identifier ses compétences, ses talents et ses motivations
• définir un projet professionnel réaliste dans le cadre d’une reconversion, ou de création d’entreprise par exemple.
Reprendre confiance
En clair, c’est un outil d’aide à la réflexion sur son avenir professionnel avec méthode et recul. Que l’on soit en poste, en perte de motivation, épuisé, bloqué ou simplement curieux d’évoluer, le bilan de compétences permet de tester des pistes. Tout en limitant les risques. Il permet d’y voir plus clair… De reprendre confiance aussi notamment après une période difficile ou un licenciement..
Un dispositif en danger
Pourquoi faut-il se dépêcher de faire un bilan de compétences ? Parce que ce dispositif est encore finançable avec le CPF, avec un reste à charge limité pour l’utilisateur de 102,23 euros.
Mais les règles évoluent. Dans un contexte de restrictions budgétaires, plusieurs dispositifs de formation sont remis en question. Notamment ceux qui ne sont pas certifiants. Sauvée in extremis lors des derniers débats à l’Assemblée nationale, la prise en charge du bilan de compétences reste dans le viseur des députés.
A savoir
Si la durée moyenne d’un bilan dure 2 à 3 mois, les bons cabinets affichent parfois complet plusieurs semaines à l’avance. Pour un coût hors prise en charge de 1500 à 2500 euros.
Enfin, ce bilan peut être réalisé en dehors du temps de travail, sans informer son employeur.





















