Comme annoncé, l’assemblée nationale a définitivement adopté le budget de l’État pour 2026 . Et il impacte directement le fonctionnement du Compte Personnel de Formation (CPF). Ainsi que l’usage que vous pourriez en faire.
CPF 2026 : 3 changements majeurs

Reste à charge obligatoire
Désormais toute mobilisation de droits CPF en 2026 entraîne une participation forfaitaire de 103,20 € à la charge du bénéficiaire. Sauf exceptions (demandeur d’emploi, situation particulière).
Plafonnement et encadrement des dépenses
L’encadrement plus strict du CPF prévu par le texte se traduit aussi désormais par un plafonnement du montant pris en charge pour certaines formations (notamment celles du Répertoire spécifique). Ce plafond est limité à :
- 1 500 € pour les formations certifiantes et enregistrées au Répertoire spécifique comme les formations en langue (1)
- 1600 € pour les bilans de compétences
- 900 € pour les permis de conduire B (2)
Pour comprendre ce que cela signifie concrètement, prenons un exemple.
Avant si un salarié avait 3 000 € sur son CPF, il pouvait théoriquement financer une formation à 3 000 € (hors reste à charge/abondements).
Aujourd’hui même avec 3 000 € disponibles, le plafonnement de certaines formations à un montant inférieur créera un reste à charge pour le salarié de 1500 € .
Ces mesures traduisent une évolution du CPF vers un accompagnement moins financé par l’État. Avec en ligne de mire la réduction des dérives et des gaspillages de dispositifs. Au grand dam des acteurs de la formation qui y voient une possible réduction de l’accès à des parcours plus longs ou qualifiants. Notamment pour les catégories les plus fragiles
Suite au décret d’application, ces changements sont effectifs depuis le 26 février.
* Réforme issue du Budget 2026 – Formation professionnelle.
(1) à l’exception de celles menant à la certification relative au socle de connaissances et de compétences professionnelles (CléA)
(2) Les demandeurs d’emploi restent éligibles de par leur statut.
Pour les salariés et travailleurs non-salariés, l’éligibilité est maintenue uniquement en cas de cofinancement par un tiers.
Dans ce cas, le cofinancement ne peut pas être inférieur à 100 €.

















