Plus de huit étudiants sur dix y recours à l’Intelligence artificielle (IA) pour candidater. Et près de la moitié lui font même confiance pour orienter leurs choix de carrière.
Pour beaucoup, l’IA est devenue un compagnon de route. Elle reformule un CV, améliore une lettre, propose des questions d’entretien, aide à comprendre les enjeux d’une entreprise. Tel un coach, elle rassure, elle structure. Mais lorsque les rôles s’inversent, lorsque l’IA devient juge, alors rien ne va plus. L’idée d’être interrogé, évalué par un algorithme, à l’aune d’un scoring automatisé passe mal. Comme en témoigne Christian, fraichement diplômé d’une école de commerce : « Pour moi, le message envoyé est clair. Si on ne nous voit pas comme des humains, on nous traitera comme des objets. Même si le marché est dur en ce moment, je préfère passer mon chemin quand je tombe sur ce type de boite ».
Une réalité avec laquelle les entreprises doivent désormais composer. Leur objectif : définir ce qui peut ou non relever de l’IA. « On est désormais confronté à une difficulté au début du processus de recrutement car tous les CV sont parfaits avec l’IA, confie une DRH freelance. L’IA est très efficace pour tester techniquement les candidats. Mais il faut repenser les entretiens, la façon dont on valorise la spontanéité, la créativité et la capacité à interagir. » Autrement dit, trouver la bon équilibre entre IA et interaction humaine pour continuer à attirer les talents.
L’IA vue par les jeunes diplômés
Un copilote efficace | Une aide à la décision | Un recruteur mal aimé |
| 85 % des étudiants utilisent l’IA pour améliorer leurs candidatures. 79 % pour optimiser leur CV. 77 % pour écrire des messages aux recruteurs. 76 % pour préparer les entretiens. | 52 % lui font confiance pour leurs études. 47 % pour leurs décisions de carrière. | 67 % des jeunes sont mal à l’aise avec : – les entretiens automatisés, – les scoring algorithmiques, – les décisions prises sans intervention humaine. |





















