C’est le nouveau dispositif imaginé par les élus dans l’arsenal des aides à la formation : la période de reconversion. Lancée cette année, la PR est un outil de plus aux mains des salariés désireux de se former pour pouvoir évoluer dans leur entreprise, ou se reconvertir ailleurs. En réalité, le dernier né des projets portés par le Ministère du Travail et des Solidarités n’a rien d’inédit. Il remplace en effet plusieurs dispositifs antérieurs comme ‘Transitions collectives’ et ‘Pro-A’. Avec comme objectif affichée de rendre les parcours professionnels plus fluides et sécurisés. Et aussi de simplifier les démarches pour les candidats.
Un dispositif unifié et simplifié
De fait, la période de reconversion devrait regrouper en un seul cadre des mécanismes jusque-là distincts. Concrètement, le salarié, en accord avec son employeur, pourra suivre une formation certifiante ou qualifiante tout en conservant ses droits. Autrement dit, son salaire, son contrat de travail demeurent inchangés durant cette période. De plus, il n’aura pas à mettre la main à la poche. Le gouvernement a confié le financement de la période de conversion aux OPCO (opérateurs de compétences).
Derrière ce dispositif, une double ambition : répondre aux besoins en compétences des entreprises et favoriser la mobilité professionnelle vers des métiers porteurs.
Qui peut en bénéficier ?
Tous les salariés en principe, sans condition d’ancienneté, d’âge, ni de niveau de qualification.
Le dispositif s’adresse principalement aux salariés en CDI. Mais pas exclusivement. Salariés en CDD et intérimaires peuvent également l’utiliser, sous conditions. Mais les professionnels fragilisés par les mutations économiques, technologiques ou écologiques, constituent la cible prioritaire. Ainsi que les secteurs en tension qui recrutent activement.
Parmi les critères retenus pour accéder à la période de reconversion, la motivation reste essentielle. Les candidats doivent présenter un projet professionnel structuré. Un dossier comportant un bilan de compétences, l’identification d’une formation certifiante, la validation par l’employeur aura toutes les chances d’être validé. L’objectif est d’assurer la cohérence du parcours et de maximiser les chances d’évolution interne ou de retour à l’emploi.

















